Mairie de Paris

Conference de presse du 14 avril 2000

Inauguration de la fontaine des mers restaurée

FLECHE

 

Les fontaines de la Place de la Concorde réalisées par Hittorff constituent un des fleurons les plus remarquables du patrimoine parisien.

La restauration de la Fontaine des Mers, aujourd'hui achevée, participe, de manière éclatante, à la mise en valeur du site de la Seine.

Réalisée en étroite collaboration entre la Ville de Paris et l'Etat, elle a fait appel aux techniques les plus performantes et les plus innovantes.

A l'occasion de cette inauguration qui permet d'admirer la splendeur et la beauté de ce patrimoine restauré, la Mairie de Paris présente un dossier mettant en évidence la richesse et la variété des fontaines parisiennes, éléments d'architecture majeurs du paysage urbain .

LA RESTAURATION DES FONTAINES DE LA PLACE DE LA CONCORDE

__________

HISTORIQUE

La place de la Concorde (ancienne place Louis XVI) et la promenade dite des Champs-Elysées deviennent propriété de la Ville de Paris le 20 août 1828.

En 1832, la Ville de Paris désigne l'architecte Jacques-Ignace HITTORFF pour établir un plan d'embellissement de la place en vue de son achèvement.

Ce n'est qu'en avril 1835 que le Conseil Municipal accepte le dernier projet d'HITTORFF.

La construction des deux fontaines débute en août 1837 et elles seront inaugurées le 1er mai 1840 par le Préfet RAMBUTEAU.

La fontaine du Nord évoque le thème des fleuves et prend le nom de Fontaine des Fleuves.

La fontaine du Sud représente les mers et océans et prend le nom de Fontaine des Mers.

LES MATERIAUX, LA POLYCHROMIE

Les bassins sont réalisés en pierre de Saint-Nom et reçoivent un poli leur donnant l'aspect du marbre. Le fond des bassins est enduit par un ciment romain.

Les vasques, les figures et les ornements divers sont réalisés en fonte de fer et peints avec un nouveau procédé de "peinture couleur de bronze" par Monsieur de PLAINVILLE. Ainsi les chairs des statues sont de couleur bronze florentin (brun foncé), les vêtements bronze vénitien (vert), les accessoires et les ornements sont dorés.

Les éléments en fonte de fer, comme tout le mobilier de la place ont été coulés dans les usines de Monsieur MUEL, à FUSEY dans la Meuse.

Les artistes :

Plusieurs sculpteurs sont intervenus pour la réalisation des modèles des figures.

Fontaines des Fleuves (Nord)

Le Rhône et le Rhin : GECHTER

La moisson des vendanges : HUSSON

La Récolte des fleurs et la Récolte des fruits : LANNO

3 tritons et 3 néréides : MOINE, ELSHOECHT et MERLIEUX

L'Astronomie, le Commerce et la Navigation maritime : BRION

Sculpture ornementale : HOEGLER

Fontaine des Mers (Sud)

L'Océan et la Méditerranée : DEBAY

La Pêche des perles, la Pêche des coquillages, la Pêche des poissons,

La Pêche des coraux : DESBOEUFS

3 tritons et 3 néréides : MOINE, ELSHOECHT et MERLIEUX

L'Agriculture , l'Industrie, la Navigation fluviale : FEUCHERES

Sculpture ornementale : HOEGLER

L'ensemble de la place de la Concorde, fontaines comprises est classé parmi les monuments historiques le 23 août 1937.

LES DIFFERENTES RESTAURATIONS OPEREES SUR LES FONTAINES

1844

Restauration des peintures des fontaines qui sont déjà altérées. Les dorures des vasques ne sont pas conservées.

La Ville de Paris réalise un entretien annuel des peintures de 1844 à 1861.

1861

La corrosion des fontes conduit la Ville de Paris à démonter les fontaines pour les protéger par un "dépôt électrochimique de cuivre" suivant le procédé de Monsieur OUDRY.

Les statues sont donc protégées par une fine pellicule de cuivre. L'application d'un vernis spécial sur le cuivre permet de redonner aux fontes cuivrées un aspect bronze florentin, rehaussé de quelques tons de "vert antique".

1871/1872

Restauration complète des dégâts commis lors de l'insurrection de la Commune sur la place de la Concorde.

La fontaine des Mers (Sud) presque entièrement détruite est déposée. Des fontes nouvelles sont coulées et certaines pièces brisées réparées.

Une nouvelle protection par des dépôts électrolytiques de cuivre est mis en œuvre sur la Fontaine des Mers.

La Fontaine des Fleuves dont le cuivrage a été endommagé par des projectiles est également restaurée.

1932

Les tritons et néréides en fonte des deux fontaines sont remplacés par des statues en bronze. En effet l'entretien annuel de fontaines cesse à partir de 1914 en raison de l'insuffisance des crédits et l'absence de main d'œuvre qualifiée. La dégradation des figures étant régulièrement camouflée par de la peinture

1951/1955

Restauration des vasques des fontaines.

On constate également la dégradation de la couche de cuivre à la suite de phénomènes d'électrolyse qui donnent aux statues un aspect lépreux et rouillé.

1962/1998

 

 

1999/2000

Plusieurs projets de restauration des fontaines se succèdent : en 1998 la Ville de Paris donne suite au projet de Monsieur Etienne PONCELET, Architecte en chef des Monuments Historiques.

Le chantier de restauration de la Fontaine des Mers (Sud) a débuté au printemps 1999 ; il est maintenant achevé.

.

Coût et financement

Etat : 6 127 000 F

Mairie de Paris : 16373 000 F

La maîtrise d'œuvre est confiée à Monsieur Etienne Poncelet, Architecte en chef des Monuments Historiques.

2000 Le chantier de restauration de la Fontaine des Fleuves débutera dans le courant

de l'été 2000 pour s'achever au cours de l'été 2001

LES FONTAINES PARISIENNES

__________

92 fontaines agrémentent les rues et les places de Paris et 190 bassins et fontaines ornent les parcs et jardins.

Les fontaines et les bornes-fontaines à boire viennent compléter cet ensemble : elles sont actuellement au nombre de 108, dont 86 fontaines Wallace, auxquelles s'ajouteront bientôt les fontaines à boire de l'an 2000.

Paris compte donc, au total, près de 400 fontaines.

Histoire et caractéristiques des fontaines

Les 92 fontaines de voie publique, qui sont gérées par la Direction du Patrimoine et de l’Architecture de la Mairie de Paris se caractérisent par leur très grande diversité.

De la plus ancienne, la fontaine des Innocents, dont les plus vieux éléments datent de 1550, à la fontaine de la place de la Sorbonne, en cours de construction actuellement, toutes les époques sont représentées. Beaucoup de fontaines sont classées à l’inventaire des monuments historique. On peut observer que les périodes de renouveau de l’urbanisme parisien - la période hausmannienne et la période contemporaine - ont généré la création d’un nombre important de fontaines.

A l’origine, les fontaines servent à donner à boire aux habitants du quartier. Ces " fontaines à boire " adossées à un bâtiment sont de petite taille (fontaine de la Reynie). Progressivement, le mur sur lequel s’adosse la fontaine devient un décor architectural important (fontaine des Haudriettes, fontaine Jarente).

Puis la fontaine devient un élément de décoration. Les vasques, les bassins, les sculptures et les effets d’eau se multiplient. La fontaine n’a plus la vocation d’alimenter un quartier en eau, mais celle d’agrémenter une rue ou une place, (fontaines des Fleuves et des Mers, Place de la Concorde). Elles sont alors souvent situées au centre des places.

La plupart des fontaines anciennes sont implantées dans les arrondissements centraux.

Enfin, les fontaines récentes présentent une très grande diversité de conception, de forme, de matériaux et de style (fontaine Stravinsky, fontaine du Québec, fontaine de Catalogne) et sont de ce fait difficilement classables. Elles sont fréquemment implantées dans les quartiers réaménagés.

La diversité des fontaines s’exprime également par leur taille. La plus grande est la fontaine de Varsovie au Trocadéro. Ses bassins s'étendent sur plus de 100 mètres de long et les jets d’eau ont un débit horaire maximum de 8000 m3 par heure. En revanche, les plus petites fontaines à boire n’ont pas de bassin et ont un débit de quelques centaines de litres par heure.

En ce qui concerne les fontaines situées dans les parcs, jardins et espaces verts, on peut également constater leur extrême diversité, en surface comme en nature. Selon le cas, on peut trouver la combinaison de plusieurs éléments, bassins, chutes d'eau, canaux et déversoirs.

Les caractéristiques géométriques varient d'une surface de 2 m² (volume 0,5 m3) pour la fontaine Hélice du Jardin des Halles, à 1960 m² (volume 612 m3) pour le bassin du parc Kellermann.

Cependant, la majorité des fontaines des parcs et jardins a une superficie inférieure à 100 m².

2) La mise en valeur du patrimoine des fontaines de voie publique

La conduite adoptée pour la maintenance des fontaines vise à assurer la meilleure conservation de ce patrimoine, tant pour la partie extérieure (ravalement, traitement des pierres, étanchéité des bassins) que pour les appareillages situés dans les locaux techniques (pompes, vannes et éclairages) qui font l’objet d’un entretien et d’une modernisation réguliers.

Par ailleurs, grâce à un suivi permanent des consommations, les économies d’eau ont été recherchées de manière systématique depuis plusieurs années et ont été obtenues par l’amélioration des réglages, l’élimination des causes de fuites éventuelles, la mise en recyclage des fontaines en eau perdue, etc., sans toutefois que les mesures prises nuisent à la qualité esthétique des effets d’eau.

C'est ainsi que près de 50 MF d'autorisations de programme ont, depuis 1995, été consacrés aux fontaines de voie publique pour des travaux, soit techniques tels qu'étanchéité des bassins, recyclage de l'eau, modernisation ou création d'éclairage, mise en place de dispositifs de traitement de l'eau (anti-algues, anti-calcaire), soit de restauration de l'édifice.

3) La mise en eau des fontaines parisiennes

La remise en service annuelle des fontaines est effectuée entre le 1er et le 15 mars. La mise en hivernage s'effectue dans la période du 15 au 30 novembre.

L'hivernage s'étend sur la période du 1er décembre au 1er mars, ces dates pouvant évoluer dans un délai de quinze jours tant pour la préparation à l'hivernage que pour la remise en eau. Il est également adapté aux impératifs climatiques de durée effective du gel.

Quelques fontaines restent cependant en eau tout l'hiver. C'est le cas notamment des Fontaines de l'Hôtel de Ville, des fontaines de Varsovie, de la fontaine Gambetta, de la fontaine pastorale Place Edmond Rostand.

Les consommations d'eau représentent, pour la Ville de Paris, un budget d'environ 3,6 MF par an.

L'entretien annuel

Il s'agit d'assurer, pour l'ensemble des fontaines, les nettoyages réguliers des bassins, les réglages des effets d'eau, les remplacement des lampes usagées, la maintenance des dispositifs techniques, les arrêts pour la mise en hivernage puis la remise en service à la fin de chaque hiver.

Un budget de 8,2 MF y est consacré chaque année pour l'ensemble des fontaines parisiennes.

LA FONTAINE SAINT-MICHEL

_____

La Mairie de Paris a engagé un programme de restauration et de mise en valeur des fontaines situées en bord de Seine, qui constituent des éléments importants du patrimoine parisien et qui agrémentent les flâneries des promeneurs.

Créée dans le cadre des grandes opérations d'urbanisme du milieu du XIXème siècle, par l'architecte Gabriel Davioud, secondé par Flamand, Simonet et Halo, elle se situe dans l'axe du Pont Saint-Michel et clôt la perspective depuis la Place du Châtelet.

Elle est adossée à un immeuble, ce qui explique sa dimension imposante et son organisation qui reprend la composition haussmannienne des façades.

Construite en pierre et marbre, elle rappelle la fontaine Médicis toute proche, en particulier par ses quatre colonnes corinthiennes en marbre incarnat du Languedoc. Le centre s'incurve en une niche occupée par une oeuvre en bronze, représentant l'archange Saint-Michel terrassant le démon et que l'on doit à François-Joseph Duret.

Elle est également décorée par deux dragons ailés sculptés par Monsieur Duret et quatre statues représentant la Force, la Prudence, la Justice, la Tempérance, dues respectivement à Messieurs Guillaume, Barré, Robert et Gumery.

Les parties en pierre de taille et les colonnes en marbre, très abîmées par les intempéries et la présence constante et massive des pigeons ont été restaurées avec soin et ont retrouvé tout leur éclat.

Le traitement des statues a permis de conserver la patine des bronzes et les Parisiens peuvent, à nouveau, en admirer la force d'ensemble, ainsi que la finesse des détails tels que le visage de l'Archange Saint-Michel ou les ailes du démon.

Cette intervention délicate de restauration d'un monument ancien s'est accompagnée du remplacement d'éléments de couverture en plomb et de fontaineries détériorés.

Les travaux, (d'un coût de 1,65 MF) ont été conduits par la Direction du Patrimoine et de l'Architecture de la Ville de Paris et se sont déroulés de novembre 1998 à avril 1999.

Depuis février 2000, la fontaine est illuminée pour le plus grand plaisir des noctambules.

Le concept de mise en lumière

Description technique de l'opération :

Cet ensemble monumental de 15 m de largeur et 26 m de hauteur se divise en deux parties :

- la fontaine proprement dite, située en partie basse et dont les effets hydrauliques sont constitués essentiellement de cascades et déversoirs

- la partie architecturale du niveau 6,60 m jusqu'au sommet.

Fontainerie :

- Eclairage de tous les déversoirs et de la cascade du rocher par une lumière blanche.

- De façon plus anecdotique, les jets issus des gueules du dragons sont également éclairés.

Partie architecturale :

Niveau 6,60 (1ère corniche)

Un éclairage rasant en lumière blanche plus chaude des deux pans de mur situés derrière les colonnes qui apparaissent donc en contre-jour. Cet éclairage a pour effet d'accrocher tous les motifs en saillie comme par exemple l'écusson. Il génère également une frange de lumière sur les flancs de l'Archange qui est en légère saillie par rapport au nu de la façade.

Niveau 14.80 (2ème corniche)

Un éclairage linéaire blanc chaud implanté le long de la corniche et passant derrière les statues qui restent en contre-jour génère un effet rasant de bas en haut qui accroche la sous-face de la corniche niveau 18.00.

Niveau 18.00 (3ème corniche)

L'ensemble du fronton est éclairé en lumière blanche.

D'une part, un éclairage frontal issu de projecteurs implantés sur des candélabres d'éclairage public et d'autre part un éclairage linéaire et rasant implanté sur la corniche au niveau 18.00.

Effets réduits de nuit

Après le point fort de l'activité nocturne (en régime éclairage "illumination" jusqu'à minuit) un éclairage réduit est prévu (régime "éclairage public"), pour ne conserver que les effets suivants :

- éclairage derrière les colonnes et derrière l'Archange

- éclairage du fronton à partir des candélabres d'éclairage public.

Fontainerie :

La technique de la fibre optique aurait permis de s'affranchir de tous les problèmes de sécurité électriques. Après pré-étude, elle a été éliminée pour les raisons suivantes :

Les générateurs de lumière étant installés dans le local technique souterrain, les câbles optiques ne pouvant sortir du local que derrière l'Archange, la distribution lumineuse dans les différents bassins, implique l'utilisation de câbles de 20 à 30 m de longueur, soit un rendement global de l'installation de 20 à 25 % et d'importantes aberrations chromatiques en bout de câble. Par ailleurs, il faudrait faire circuler en apparent sur l'ouvrage avec protection anti-vandalisme entre 100 et 150 câbles optiques.

L'utilisation de matériel traditionnel alimenté en Très Basse tension, simplifie également les problèmes de sécurité. Là aussi, après une première analyse, cette solution a été éliminée.

En raison de la faible profondeur d'eau des bassins (environ 100mm) les seuls matériels immergeables possibles en TBT sont les lampes halogènes à réflecteur dichroïque. Ces lampes ont pour inconvénient : un faisceau circulaire peu adapté à l'éclairage de déversoirs linéaires, une tonalité de lumière trop chaude par rapport à l'effet recherché et une durée de vie trop faible pour une accessibilité compliquée par la présence de protections anti-vandalisme. La taille très réduite des appareils qui les reçoivent ne permet pas le passage en coupure, ce qui implique un câble par foyer lumineux. De ce fait, les bassins et l'ouvrage seraient encombrés d'un important réseau de câbles de forte section et de boîtiers de connexion étanches. Le tout sous protection mécanique.

Aujourd'hui, en matière de fontainerie, les textes nominatifs autorisent la Basse Tension, sous réserve de dispositions particulières de protections des installations. Norme c 15.100 chapitre 7, article 702.553 (fontaines).

Dans notre cas, la technique retenue est :

Manchons immergeables en polycarbonate de très faible diamètre, équipes de tubes fluorescents, et installés en ligne continue avec câblage traversant. Le tout sous un capotage en acier inox qui assure la protection mécanique avec une fente linéaire de lumière.

Les jets des gueules des dragons sont éclairés par un câble optique provenant d'un générateur de lumière situé dans le local technique et cheminant dans le tuyau jusqu'à son débouché.

Partie architecturale :

Utilisation de matériel traditionnels avec :

- au niveau 6.60 des projecteurs compacts à faisceaux rectangulaire. Equipés d'une protection mécanique.

- au niveau 14.80 et 18.00, des profils de lumière très faible section installés en ligne continue.

Sur les candélabres, des projecteurs compacts à faisceau circulaire équipés de dispositifs de défilement afin de limiter toute pollution lumineuse sur les immeubles riverains.

MISE EN VALEUR DES FONTAINES DE VARSOVIE

_______

Le système d'éclairage des bassins et des effets d'eau des fontaines de Varsovie date de la construction de l'édifice, soit 1930.

Les coûts de fonctionnement de ce système d'éclairage étaient devenus très élevés, en raison de la puissance électrique nécessaire, du mauvais rendement des projecteurs et de la nécessité pour le flux lumineux de traverser la hauteur d'eau du bassin pour assurer l'éclairage des effets d'eau.

Afin de réduire le coût global de fonctionnement de ces installations et de procéder à la mise en valeur nocturne des effets d'eaux des bassins situés dans l'axe Trocadéro-Champs de Mars, des travaux ont été engagés. Présentés au Conseil de Paris, lors de sa séance du 31 mai 1999, ils prévoient le remplacement intégral du système actuel par un système d'éclairage par fibre optique beaucoup plus performant.

La mise en valeur nocturne des fontaines situées au contrebas du Palais de Chaillot déjà illuminé, sera notamment obtenue grâce à l'éclairage de chacun des 96 effets d'eau qui se détacheront sur la surface des bassins.

Les travaux, initialement prévus de juillet 1999 à novembre 1999, ont été reportés, en raison des fêtes de fin d'année. Ils ont débuté dès le mois de janvier et se termineront en mai 2000, pour un coût global prévisionnel de
7 000 000F.

LA RENOVATION DE LA FONTAINE DE CATALOGNE

__________

La fontaine de la Place de Catalogne à Paris dans le 14ème arrondissement, œuvre de l'artiste SCHAMAI HABER, construite en 1988, occupe la totalité de l'îlot central de la place de Catalogne. Elle est composée d'une dalle en béton armé inclinée d'environ 2000 m², recouverte de pavés sur lesquels coule une fine lame d'eau.

Suite aux difficultés de fonctionnement de cette fontaine, d'importants travaux de modification et de mise en conformité des installations techniques ont été décidés par le Conseil de Paris, pour un coût d'investissement prévisionnel estimé à 7 300 000 F.

L'opération comprend l'installation de filtres, la mise en place d'un dispositif anti-algues et anti-tartre pour le traitement de l'eau, le décapage de la dalle pavée et la reprise des joints, le remplacement des luminaires avec le câblage correspondant, la rénovation de l'éclairage du sous-sol technique.

Cette fontaine, dont les travaux de rénovation ont débuté fin 1999 pour une durée de six mois, sera remise en service au printemps 2000.

LES FONTAINES "WALLACE" A PARIS

_______

Les fontaines alimentaires en eau potable à Paris, permettant aux Parisiens et promeneurs de se désaltérer sont les fontaines Wallace. Sir Richard Wallace fit don à la Ville de Paris, en 1872, de cinquante fontaines à boire pour le bien-être des Parisiens.

Des fontaines Wallace sont installées à l'occasion d'aménagements ponctuels liés à l'amélioration de l'environnement. Leur nombre est aujourd'hui de 86, auquel s'ajoutent 22 bornes-fontaines

La fourniture, la mise en œuvre et les raccordements aux réseaux (eau, rejet à l'égout) incombent à la Société Anonyme de Gestion des Eaux de Paris (SAGEP) et aux distributeurs qui sont "Eau et Force, Parisienne des Eaux" (rive gauche de la Seine) et "Compagnie des Eaux de Paris" (rive droite).

La SAGEP assure le financement de ces fontaines depuis 1997 auparavant assuré par la Ville de Paris.

Le coût d'installation d'une fontaine Wallace varie de 300 000 F à 330 000 F TTC, en fonction de la longueur des branchements dont 147 000 F TTC pour la fourniture.

Chaque branchement d'eau est muni d'un compteur et les consommations d'eau sont facturées à Ville de Paris pour un montant annuel de 600 000 F (7000 F environ par an et par fontaine).

LA NOUVELLE FONTAINE A BOIRE

_____

Le 31 mars 1999, le Maire de Paris autorisait la SAGEP à lancer un concours d'idées pour la création d'une nouvelle "fontaine à boire".

Il existait, certes, depuis 1872 les fontaines WALLACE, offertes à la Ville de Paris pour "permettre aux passants de se désaltérer". Mais, bien que l'eau qui y coule soit toujours potable, ces 86 fontaines, éléments remarquables du patrimoine parisien, ne répondent plus à leur première fonction de "fontaine à boire". En effet, les gobelets munis de chaînes qui les équipaient ont dû être supprimés pour des raisons d'hygiène.

La nouvelle fontaine à boire répond donc à un réel besoin.

De nombreux concepteurs répondirent au concours de la SAGEP. Sur les 28 dossiers déposés, 3 furent retenus : PERSOUYRE, RADI DESIGNERS, WILMOTTE.

A une forte majorité, le projet de RADI DESIGNERS fut retenu par le jury le 3 février 2000 : "Le projet de RADI DESIGNERS plaît par sa modernité : entre abstrait et figuratif. Il est très contemporain. Lorsque l'on tourne autour du projet, le geste change... L'image représente le geste d'offrande de l'eau".

Il fut présenté à la Commission du Mobilier Urbain le 7 mars dernier. Les trois premières fontaines (coût 1,5 MF) seront inaugurées à l'occasion des Fêtes de la Seine.

D'autres pourront être progressivement installées.

 

fleche