84 - 2011, DU 78 - Engagement d'une procédure de révision simplifiée du Plan Local d'Urbanisme de Paris sur le site de Roland Garros (16e). Approbation des objectifs poursuivis et des modalités de la concertation. Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif à l'engagement de la procédure révision simplifiée du PLU site de Roland Garros 16e. Vœu déposé par M. David ALPHAND et Mme Laurence DREYFUSS relatif à l'extension de Roland Garros et à la stricte limitation de l'élévation du plafond de construction. Vœu déposé par M. David ALPHAND et Mme Laurence DREYFUSS relatif à l'extension de Roland Garros et à la sauvegarde des Serres d'Auteuil. Vœu déposé par M. David ALPHAND et Mme Laurence DREYFUSS relatif à l'extension de Roland Garros et à la sauvegarde du sport scolaire et de proximité.

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M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DU 78 sur lequel quatre voeux ont été déposés : le vœu n° 81 par le groupe U.M.P.P.A. et les vœux n° 82 à 84 par M. David ALPHAND et Mme Laurence DREYFUSS.

Ils s'agit de l’engagement d’une procédure de révision simplifiée du Plan Local d’Urbanisme de Paris sur le site de Roland Garros, dans le 16e arrondissement, ainsi que de l'approbation des objectifs poursuivis et des modalités de la concertation.

La parole est à M. Yves CONTASSOT, pour le groupe "Europe Ecologie - Les Verts et apparentés".

M. Yves CONTASSOT. - Monsieur le Maire, comme vous l'aviez annoncé après le choix de la F.F.T., vous voulez aller vite dans la mise en œuvre du funeste projet d'extension du stade de Roland-Garros sur les serres d'Auteuil.

Vous nous proposez donc aujourd'hui de réviser le P.L.U. pour permettre le rehaussement des courts, ainsi que vous l'avez proposé à la F.F.T., alors même qu’elle ne souhaitait couvrir que le court central.

Votre exposé des motifs ne peut se lire sans réagir. En effet, vous poursuivez dans certaines affirmations non conformes à la réalité. Ainsi, vous continuez à prétendre que la mission des sites aurait donné un avis favorable au projet.

Je cite donc le compte rendu officiel qui est ici : "M. MUNCH, Préfet, rappelle que ce vote ne préjugera pas des positions que la Commission sera amenée à prendre au moment de l'examen du projet lui-même."

Chacun jugera des propos tenus auparavant sur cette question.

De même, vous affirmez que la totalité des collections sera conservée au sein des sites du Jardin botanique de Paris. Pourtant des instructions très fermes ont été données aux jardiniers de procéder au déménagement des plantes avant la fin de l'année, en privilégiant le transfert tout d’abord à Rungis, à la pépinière, site qui n'appartient pas, chacun le sait, au Jardin botanique.

Enfin, vous indiquez de façon subreptice dans l’annexe 2 le périmètre de l’opération. Là, surprise, vous intégrez l'intégralité du stade actuel, l'intégralité des serres d'Auteuil, l'intégralité du square des Poètes et même le square du Tchad, sans oublier le stade Georges Hebert dans la zone pouvant atteindre 31 mètres de hauteur.

Nous comprenons parfaitement qu'il faut faire peur au maire du 16e qui est prêt à tout, par crainte d’avoir des logements sociaux sur ce site, en cas de départ de Roland Garros, mais avouez que la ficelle est un peu grosse : quel besoin d'aller aussi haut en dehors des deux courts à couvrir.

Comment voulez-vous donc que quiconque vous fasse confiance sur ce projet avec une telle proposition ?

Par ailleurs, votre délibération est pour le moins curieuse en termes de contenu. Vous nous dites que le code de l'urbanisme admet que deux procédures de modifications ou révisions puissent être menées conjointement. Fort bien, mais de là à ne pas indiquer dans la délibération sur la révision, le contenu de cette révision, en disant que cela figurera dans la prochaine modification qui sera prochainement mise à l'enquête, il faut le faire !

C’est très nouveau : une délibération qui ne dit rien de son contenu, qui renvoie à une autre, qui elle-même est soumise à incertitude. Vous auriez voulu fragiliser l’ensemble du dispositif, vous n'auriez pas pu faire mieux. Je pense que les juristes vont s’en donner à cœur joie.

Pour en revenir au projet, vous envisagez une simple mise à disposition de plaquettes d’information du public et une seule réunion publique de concertation. Faut-il que vous ayez peur des réactions ? Vous n’ignorez pas que la construction d’un équipement susceptible d’accueillir 5.000 personnes ressortit d'autres procédures que vous passez volontairement sous silence.

Croyez-vous réellement que personne ne le sait et que vous pourrez mener tranquillement à bien ce projet, sans que la loi soit respectée ? Il est fort dommage que, depuis le début, la réalité des procédures, leur complexité, la durée induite aient été sciemment omises ou dissimulées pour obtenir un choix favorable de la F.F.T. et que dans le même temps une note blanche ait été largement distribuée soulignant les mêmes difficultés pour un autre site.

Roland Garros et le Grand Paris auraient pu faire bon ménage. Vous avez choisi le petit Paris, vous avez choisi le refus de la concertation. Vous avez choisi l’affrontement avec toutes les associations parisiennes environnementales, horticoles, de parents d’élèves et de la commune limitrophe.

Nous savons que ce projet ressemble au parcours du coureur de 110 mètres haies sur sa ligne de départ. Nous savons que chaque obstacle n'efface pas l'obstacle suivant, nous savons que le bon sens et l'intérêt général finiront par l'emporter. C'est pourquoi nous voterons résolument contre ce projet de délibération qui sera naturellement soumis au contrôle de légalité.

Je vous remercie.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - La parole est à M. Philippe DUCLOUX, pour le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés.

M. Philippe DUCLOUX. - Monsieur le Maire, Madame la Maire, chère Anne, mes chers collègues, comme vous pouvez l'imaginer, le contenu de mon propos ne sera évidemment pas identique à celui de mon collègue Yves CONTASSOT.

M. Yves CONTASSOT. - Ah bon ?

M. Philippe DUCLOUX. - Voilà. Vous allez pouvoir m'écouter, Monsieur le Conseiller ?

La Fédération française de tennis a fait un choix, dont nous pouvons tous nous réjouir ici au sein de ce Conseil de Paris : Roland Garros reste à Paris et pourra s’y développer pour conserver son rang de tournoi du grand Chelem.

Ce choix n'a pas été facile pour la Fédération française de tennis, car les projets concurrents étaient de très grande qualité.

J’étais tout à l’heure à la Cité de l’architecture où était présent l’instigateur du projet de Cergy-Pontoise. C’est vrai que les autres projets avaient tous leur qualité mais, à l'arrivée, le choix a été fait et, à juste titre, pour privilégier l'histoire avec un grand H de cet immense tournoi populaire, et prendre également en compte sa participation significative à l'attractivité économique et au dynamisme touristique de la Capitale, ainsi que son rayonnement national et international, en matière de sport car, pour le monde entier, mes chers collègues, Roland Garros, c'est Paris.

De plus, et je tiens à le préciser, permettre à ce tournoi de rester dans Paris, dans le cadre prestigieux de la Porte d'Auteuil, constitue un atout majeur dans la compétition à laquelle se livrent les grands tournois de tennis internationaux.

Ce choix est donc le bon. Oui, Paris aime Roland Garros et elle est fière de ce tournoi, car il est un élément majeur de son identité. Il est d'ailleurs conforme au vœu du Conseil de Paris, approuvé à une large majorité en décembre dernier.

Le projet de la Fédération française de tennis, qui a reçu un avis favorable de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites, prévoit une amélioration du site qui va dans le sens de l'intérêt général.

Pour permettre la mise en œuvre de ce beau projet d'intérêt général, il est donc nécessaire d'engager une procédure de révision simplifiée du plan local d'urbanisme.

La Ville de Paris s'engage donc, entres autres, à restructurer les installations existantes, avec en particulier la recomposition paysagère de l'ensemble des espaces libres, notamment par la réalisation d'une vaste esplanade d’environ un hectare en lieu et place du court n° 1.

Au sud des jardins et des serres d’Auteuil, sera également créé un court de 5.000 places au maximum qui pourra être utilisé en dehors du tournoi pour des activités sportives, culturelles ou en lien avec l'écologie.

Aussi, il est inutile de vous rappeler que notre collectivité attache énormément d'importance à ce que ce projet respecte strictement notre patrimoine sans porter atteinte, de quelque manière que ce soit, aux éléments protégés du jardin des serres, ainsi qu'à l'intégrité des collections botaniques.

Le jardin des serres d'Auteuil constitue incontestablement un élément majeur du patrimoine botanique de la capitale, et il n'est pas question d’y attenter en quoi que ce soit.

Au contraire, le projet sélectionné par la Fédération française de tennis inclut un nouvel équipement, incluant une serre autour d’un futur court de tennis qui accueillera un grand nombre de visiteurs et valorisera ainsi bien mieux une partie des collections d’orchidées et des fougères.

Parmi ces plantes, une partie de ces collections demeurera sur le site, tandis que l'autre sera accueilli au Parc floral dans le bois de Vincennes, permettant ainsi à l'Est parisien de profiter également de ces trésors botaniques.

Ainsi, mes chers collègues, ce projet permettra d’allier deux grands lieux de visite de la Capitale, à la fois un site sportif de haut niveau, et un site exceptionnel appartenant à notre patrimoine botanique et ce, pour le plus grand plaisir des Parisiennes et des Parisiens qui pourront en profiter conjointement.

Ce superbe projet, nous le devons à deux professionnels de talent : Marc MIMRAM et Michel CORAJOUD, qui ont compris à quel point il était important de respecter l'esprit du site et de l'inscrire dans des exigences de développement durable si fondamentale pour notre majorité.

Pour conclure, mes chers collègues, je souhaiterais rappeler que, comme pour tout grand projet urbanistique, la Ville de Paris met en place des modalités, mon cher collègue CONTASSOT, de concertation exigeante auprès des habitants, des associations et des conseils de quartier, afin que chacun puisse bien évidemment s'informer sur le contenu du projet, mais également formuler des observations et des propositions.

La Ville de Paris entend donc permettre au tournoi de Roland Garros de se développer harmonieusement sur son site historique.

Vous l'aurez compris, mes chers collègues, c'est pourquoi après mon propos, au nom du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés, je vous invite bien entendu à voter cette délibération, afin que Roland Garros, l’un des plus grands tournois, si ce n’est la plus grand, reste évidemment l’un des tournois les plus prestigieux de tennis au monde.

Je vous remercie.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - La parole est à Mme Valérie SACHS, pour le groupe Centre et Indépendants.

Mme Valérie SACHS. - Merci, Monsieur le Maire.

Mes chers collègues, nous prenons acte du lancement d’une procédure de révision simplifiée du P.L.U. sur le site de Roland Garros. Elle se fera dans la concertation, comme le définit l'article L. 302 du Code de l'urbanisme.

Nous en approuvons les objectifs qui correspondent au projet de la Fédération française de tennis, que nous soutenons sans équivoque depuis l'origine de ce dossier.

Mais attention, cette procédure ne doit pas être l'occasion d'une remise en cause du projet ou la justification d'une nouvelle obstruction politicienne contre le tournoi à Paris.

Notre hémicycle dans sa majorité comme dans son opposition a massivement voté pour son maintien. Le projet de l'architecte MIMRAM, abouti et élégant, a été validé par la Commission des sites le 24 novembre dernier.

La Fédération française de tennis a, pour sa part, le 13 février très clairement réaffirmé son choix de rester à Paris. Aussi, je comprends mal les réticences, le refus mal déguisé de quelques-uns de mes collègues.

Cela s'apparente pour moi à une forme de déni de démocratie. Ces remises en cause nuisent à la sécurité juridique et politique de notre Ville, conditions essentielles de son attractivité. Il est inutile d’opposer sport de compétition et sport de proximité. Et même si j’entends les inquiétudes des parents d’élèves des lycées du 16e, nous avons obtenu des garanties pour les scolaires et les associations, et cela depuis le vote en juillet dernier des pelouses d'Auteuil.

Il est vrai que nous étions le seul groupe de l'opposition municipale à voter ces aménagements.

Le remplacement des vieux gymnases du Fonds des Princes, comme s'y est engagé le Maire de Paris dans sa lettre du 8 février à la Fédération française de tennis, sera assuré dans un périmètre de proximité cohérent pour nos enfants.

A la création du Comité de défense du sport de proximité, Monsieur VUILLERMOZ, vous devez répondre clairement, vous engager et aussi revoir cette méthode constante qui consiste toujours à démolir avant d’avoir réalisé le nouveau site.

Il y a de votre part, et je le regrette, un déficit de communication sur ce dossier. Cela crée chez les parents le sentiment que l'on sacrifie nos enfants sur l’autel du sport de haut niveau. Cela entraîne aussi la polémique sur les serres d'Auteuil, car le projet de la Fédération française de tennis, loin de nuire à ce lieu, lui offre une nouvelle jeunesse. Un nouveau court, qui ne se fera pas au détriment des collections de plantes, deviendra un nouveau symbole architectural fort ouvert au public.

Le 16e y gagne par ailleurs une nouvelle installation sportive et culturelle.

L’ouverture des serres au public lors du tournoi ne signifiera pas le saccage du site classé, mais l’accès à un lieu magnifique lors d'un tournoi mythique.

Sur un plan strictement juridique , suite à la censure du Conseil d'État, la réécriture des articles 6 et 7, autorisée par la DU 42 que je viens de voter, permet au projet de démarrer. Nous comptons sur la Ville pour être un facilitateur efficace.

Concernant la couverture des courts Chatrier et Susan Lenglen, je recommande cependant de limiter strictement l'élévation du plafond de construction au périmètre de Roland Garros, ce qui est loin d'être clair dans la délibération.

Aussi, mon groupe s'associera au vœu 81 déposé par le maire du 16e et au vœu 82 déposé par mes collègues ALPHAND et DREYFUSS, mais nous n’en avons pas encore fini avec ce dossier, car nous voterons à l'issue de la concertation et de l'enquête publique.

Je vous remercie.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - La parole est à Mme Laurence DREYFUSS, groupe U.M.P.P.A.

Mme Laurence DREYFUSS. - Merci, Monsieur le Maire.

Monsieur le Maire, en décembre dernier, j’étais de ceux qui n’ont pas voté le vœu présenté par Bertrand DELANOË, car si nous souhaitions le maintien de Roland Garros à Paris, nous étions inquiets devant le manque de précision dans vos informations.

Aujourd'hui, force est de constater que nous avions raison !

La délibération qui nous est soumise aujourd'hui porte sur les principales modifications à apporter au P.L.U., et plus particulièrement sur la hauteur plafond et sur le périmètre de celle-ci.

On peut lire page 3 : "le P.L.U. approuvé limite la hauteur plafond à 18 mètres sur l'ensemble qui s’étend du square du Tchad, c'est-à-dire la dalle Carrefour, au Fonds des Princes". Or, la modernisation et la couverture du court Philippe Chatrier et du court Susan Lenglen nécessitent de relever ce plafond.

A ce titre, il faut relever que le P.L.U. retient une hauteur plafond de 31 mètres sur la plus grande partie du territoire parisien, et notamment sur le 16e arrondissement.

Si on fait le lien, on peut donc être inquiet à plus d'un titre.

Premièrement, mais au fait, 31 mètres, c'est quoi ?

Eh bien, c'est la hauteur plafond qui existe déjà pour le projet de la plateforme S.N.C.F. dit "gare d'Auteuil", soit 11 étages !

Une Femme ou un Homme politique doit être cohérent dans ses valeurs et dans ses choix. 11 étages en bordure du bois de Boulogne, on l’a déjà évoqué ici, ce n'est pas possible ! Alors si ce n'est pas possible pour le projet "gare d’Auteuil", ce n’est pas non plus possible pour le projet "Roland Garros" à la porte d'Auteuil ! Il nous faut protéger nos bois. Paris en compte deux. Que ce soit celui de Boulogne ou celui de Vincennes, nos ancêtres nous ont légué un patrimoine ; que va-t-on donc laisser à nos enfants ?

Nous arrivons donc au deuxième point : pourquoi un périmètre à 31 mètres aussi étendu ?

Je vous rappelle l'objectif de départ : couvrir les deux principaux courts, c'est-à-dire Chatrier et Susan Lenglen. Alors pourquoi englober dans ce périmètre le Fonds des Princes, les Serres d'Auteuil, le jardin des poètes et le square du Tchad ?

Je suis surprise de cette modification et de ce grand périmètre et je vous pose la question, Madame le Maire : pourquoi ce choix ?

Pourquoi élever le plafond des hauteurs sur le jardin des poètes ?

Pourquoi élever le plafond des hauteurs sur les Serres d'Auteuil ?

Pourquoi élever le plafond des hauteurs sur le square du Tchad ?

Pourquoi élever le plafond des hauteurs sur le Fonds des Princes ?

C'est pourquoi, avec mon collègue David ALPHAND, nous avons déposé le vœu n° 82, relatif à la stricte limitation de l’élévation du plafond de construction à 31 mètres à un périmètre situé entre l'actuel court central Philippe Chatrier et le court Susan Lenglen, afin de rendre possible la couverture de ces deux courts, seul objectif, normalement, de cette délibération.

Merci, Monsieur le Maire.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - La parole est à M. David ALPHAND, groupe U.M.P.P.A.

M. David ALPHAND. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, il faut toujours se méfier de la première impression, car c'est souvent la bonne et il est vrai que l'ébauche de projet présentée en décembre dernier devant notre Conseil ne nous avait pas fait bonne impression. C'est la raison pour laquelle certains d'entre nous avaient refusé de signer un chèque en blanc au Maire de Paris à cette époque.

Bien nous en a pris, car entre-temps, la barque a été très lourdement chargée, à l'issue d'une négociation menée dans de très mauvaises conditions par Bertrand DELANOË avec la F.F.T.

Je ne reviendrai pas sur les dérives immobilières de ce projet déjà rappelées par Laurence DREYFUSS. Je poserai, en revanche, juste une question : qu'auraient dit les élus de Gauche si une décision comparable avait été prise par un maire de Droite ? Vous auriez tous crié au scandale !

Tout aussi grave, les serres d’Auteuil et le sport des scolaires et de proximité.

Sur les serres, le projet consiste à raser toute une partie des serres pour y mettre à la place un court de tennis de 5.000 places. On s’apprêterait donc, ni plus ni moins, à littéralement déchirer ce site qui constitue pourtant un patrimoine inestimable et dont le sol, soit dit au passage, est inscrit depuis 1998 à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

Et pourquoi défigurer ce petit bijou de verdure protégeant dans son écrin des milliers d'espèces ? Pour bâtir un court de tennis qui sera seulement utilisé pendant le tournoi, soit 15 jours par an !

Au regard de la protection du cadre de vie et des espaces verts parisiens, c'est plus qu'un délit, c'est un crime !

Nous avons donc déposé un vœu, le n° 83, pour sauver les serres d'Auteuil de ce massacre programmé.

L'idée est simple : faire du futur stade de rugby à Jean Bouin un lieu polyvalent, pouvant accueillir des matchs du tournois pendant la quinzaine.

Ce projet est parfaitement réalisable techniquement ; des architectes y ont déjà travaillé.

Qui plus est, l'annulation partielle du permis de construire de Jean Bouin et les multiples contentieux juridique s dont est entaché ce dossier offrent une fenêtre de tir fort opportune pour une remise à plat.

C'est d'ailleurs ce qui aurait dû être fait dès le départ : profiter de la proximité de Jean Bouin et de Roland Garros, à 400 mètres l’un de l’autre seulement, pour trouver des complémentarités entre ces deux sites.

Du côté des scolaires maintenant, c'est Waterloo ! Le sport de proximité va perdre un double gymnase : au Fonds des Princes et le stade Georges Hébert.

Déjà frappé de plein fouet par le réaménagement de Jean Bouin, le sport scolaire dans le 16e reçoit là le coup de trop. Il faut être clair, on n’est pas loin du chaos technique.

Nous proposons donc une solution simple avec le vœu n° 84 : délocaliser le centre national d’entraînement de la F.F.T. qui doit, dans le projet actuel, s’installer à la place du stade Hébert. La Fédération de tennis s'alignerait ainsi sur ce que fait déjà la Fédération de foot par exemple, dont les espoirs ont leur camp d'entraînement à Clairefontaine.

Il n'y a aucune nécessité particulière à maintenir à tout prix le centre national d'entraînement de la F.F.T. dans Paris intramuros. Ce centre peut parfaitement vivre déconnecté du lieu historique du tournoi. Qui peut sincèrement, de bonne foi, prétendre le contraire ?

Alors, mes chers collègues, vous allez voter dans quelques minutes. Il ne s'agit aujourd'hui, bien sûr, que de la première étape sur le chemin de ce projet qui en comportera de nombreuses autres, mais c’est une étape importante. Ne soyez donc pas dupes, ne vous laissez pas avoir par les experts en double discours, les artistes de la gesticulation et de l’enfumage, les professionnels du cynisme ! Ceux-là vont vous expliquer que tout va bien, que des solutions sont à l’étude, bref, que vous pouvez dormir tranquille.

Mais les problèmes qui se posent sont bien réels : 42.000 personnes ont d'ores et déjà signé la pétition pour sauver les serres d'Auteuil, et contrairement à ce que certains racontent, il ne s'agit pas de 1.000 Serbo-croates ou Australiens, ce sont des Parisiens, ce sont vos électeurs, nos électeurs, devant lesquels nous sommes tous comptables de nos choix.

Des milliers d'enfants aussi vont se retrouver sur le bord de la route, sans lieu de sport.

C’est vers vous, c’est vers nous qu'ils regardent !

Au moment de voter, ne vous laissez donc pas aller à la facilité et au calcul politicien, ne vous laissez pas entraver par les vieilles féodalités démodées, qui tirent immanquablement les décisions de notre Conseil vers le bas.

Le courage en politique, la noblesse du mandat que nous ont confié nos électeurs, c'est aussi parfois de dépasser les clivages politiques stériles, de savoir dire non, et de se retrouver sur des solutions de bons sens conformes à l'intérêt général.

Vous avez cette occasion cet après-midi.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - La parole est à M. Claude GOASGUEN, pour le groupe U.M.P.P.A.

M. Claude GOASGUEN, maire du 16e arrondissement. Merci, Monsieur le Président.

Il y a des moments, quand même, où il vaut mieux entendre certaines choses que d'être sourd…

Cela ne va pas être que la fête de l’U.M.P., rassurez-vous.

Monsieur CONTASSOT, vous qui avez parlé au nom des Verts, vous avez le vert fluctuant, vous, parce que tout à l'heure la verdeur ne vous a pas suffisamment étonnée pour le vote de Sainte-Périne. C'était vert aussi mais là, le vert ne vous gêne pas.

Attendez, ce n'est pas fini !

Mais rappelez-vous, Monsieur CONTASSOT, au moment de l'hippodrome d'Auteuil, qui était vert, c'est bizarre comme tout d'un coup vous êtes sorti de la salle… si, si, vous êtes sorti de la salle parce que je crois que le Maire de Paris vous avait dit que si vous ne votiez pas dans le même sens que lui, alors les avantages matériels liés à vos fonctions seraient enlevés.

Vous avez, Messieurs les Verts…

M. Yves CONTASSOT. - C'est fini, l'époque de Tiberi !

M. Claude GOASGUEN, maire du 16e arrondissement. Vous avez le vert fluctuant, car si vous aviez suivi ce que nous avons fait au moment de l’hippodrome d'Auteuil, c'était un moment-clé, parce que c'était toute la question du remplacement de Jean Bouin, que vous aviez défendue avec nous. Mais tout d'un coup, au moment de l'hippodrome d'Auteuil, vous avez été pris d'une énurésie chronique, et vous êtes tous sortis en même temps, c'est quand même curieux !

Si, si, si, vérifiez sur le procès-verbal, vous allez voir : vous n'avez pas voté avec nous sur le projet de l'hippodrome. Cela étant, passons.

Si, c'est le même sujet ! C'est exactement le même sujet.

Depuis, les querelles politiques entre vous et la majorité municipale se sont multipliées, donc, vous allez beaucoup plus loin.

Mais j'en viens à un certain nombre de propos que j'ai entendus qui, quand même, comme on dit, ne sont ni un délit ni un crime, mais plus qu'une erreur, une faute. Et quand on évoque Waterloo, je pense à Sainte-Anne, car je me dis qu’il y a des moments, quand même, où quand on n'est pas au courant, il vaudrait mieux se taire ! Pourquoi ?

D'abord, sur le thème du P.L.U. : je constate que le P.L.U. actuel est déjà à 31 mètres, en particulier sur Hébert. En réalité, c'est pour procéder à un ajustement à 31 mètres dans l'enceinte de l'actuel Roland Garros que l'on a fait cette modification dans le P.L.U. Il n'est pas question d'augmenter par rapport à l'actuel P.L.U. les hauteurs sur Hébert pour le Centre national d'entraînement, mais simplement sur l'actuel Roland Garros pour les couvertures des courts centraux.

Je signale d'ailleurs en ce qui concerne le Centre national d'entraînement, que toutes les fédérations sportives à l'exception du football ont décidé d'installer leur fédération à côté du Centre national d'entraînement. Jean-François LAMOUR, qui a été un très bon Ministre des Sports, le rappelait encore hier : toutes les fédérations sans exception lient le centre d'entraînement avec la présence de la fédération.

Et, pour tout dire, je suis très fier que Paris, et le 16e arrondissement aussi, aient pu conserver à Paris et dans le 16e arrondissement un lieu qui soit la capitale du tennis français, et qui soit le lieu d'une grande compétition internationale.

Ce n'est pas parce qu'il y a le Grand Paris que l'on est obligé de se dépouiller au profit de tel ou tel d'une manifestation qui contribue incontestablement au prestige de Paris. Au contraire, je vais la défendre, pour Paris et pour le 16e arrondissement.

Sur la question des serres d'Auteuil : moi d'abord je constate qu'il n'y a pas de sport de proximité dans les serres d'Auteuil, mais passons.

Le Tribunal administratif sera vraisemblablement saisi d'une requête dans ce domaine. Comme a dit M. CONTASSOT, qui connaît tellement de juristes, il essaiera certainement de nous démontrer qu'il arrivera à persuader le Tribunal administratif de ses raisons. Je suis un peu sceptique, mais nous verrons.

En ce qui concerne le sport de proximité en revanche, vous me permettrez quand même d'être un peu plus précis, car nous avons pendant plusieurs semaines, avec Jean-François LAMOUR, discuté avec la Mairie de Paris et avec la Fédération française de tennis sur les conditions de remplacement d'une installation de Roland Garros rénovée pour que le sport de proximité, et notamment le sport scolaire, ne soit pas touché par cette rénovation.

Alors, il ne sert à rien, parce qu'on n'est pas au courant, d'essayer d'affoler, soit les associations sportives, soit les parents d'élèves.

Et ne vous inquiétez pas, dans les semaines qui viennent, avec l'adjoint chargé des sports, avec la Fédération de tennis, à la mairie du 16e arrondissement, nous aurons l'occasion de présenter l'ensemble du projet dans toute sa réalité, et nous verrons qu'en réalité, il n'y a pas de milliers d'enfants qui vont se retrouver à la rue pour faire du sport, car il n'y aura pas en tout cas de pertes sur le sport de proximité.

Je précise que nous avons obtenu une garantie, qui sera confirmée tout à l'heure dans le vœu que j'ai présenté à la mairie du 16e et qui a été voté à l'unanimité, et qui j'espère sera voté à la très grande majorité, un engagement de la mairie, qui est aussi l'engagement de la F.F.T. et de la mairie du 16e arrondissement, pour qu'il n'y ait pas de victimes dans le sport scolaire.

D'abord, nous avons engagé des constructions sur des gymnases modernisés, qui seront d'ailleurs probablement plus pratiques pour l'exercice scolaire que les gymnases actuels.

Ensuite, sur l'hippodrome d'Auteuil, nous avons des garanties qu'il y aura des remplacements sur les exercices sportifs.

En ce qui concerne Hébert, nous avons obtenu, grâce à l'insistance de Jean-François LAMOUR, qu’un anneau d'athlétisme puisse être conservé au côté du Centre national d'entraînement.

Ainsi de suite, jusqu'à ce que nous aboutissions véritablement à un projet. Ce projet n'a qu'un intérêt, et il est double.

D'abord conserver à Paris une manifestation qui l'honore, et la manifestation de Roland Garros est un atout majeur pour le tennis et pour Paris. Car je vous rappelle que la F.F.T., ce n'est pas un club sportif qui fait de l'argent. La F.F.T. est la Fédération française de tennis, qui nourrit l'ensemble du tennis français.

Et puis, je voudrais vous dire aussi qu'il n'est pas question que le sport de proximité dans le 16e arrondissement pâtisse de la modernisation et du maintien de ce centre sportif qui nous honore.

C'est pour cela que je vous dis, mes chers collègues, très franchement je reviendrai dans les détails tout à l'heure, je voudrais qu'on arrête ces espèces de bruits de culs de basses-fosses qui consistent à dire n'importe quoi à n'importe qui. Vous savez, le cul de basse-fosse, cela reste dans la basse-fosse, et c'est toujours un cul !

Par conséquent, laissons filer ce qui se dit, et nous verrons plus tard. Lorsque le plan sera fait, nous verrons qu'en réalité nous aurons atteint nos deux objectifs, à savoir, un, le sport professionnel à Roland Garros, et deux, le sport de proximité pour les scolaires et les associations dans le 16e arrondissement !

Merci en tout cas de votre soutien.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Pour répondre, la parole est d’abord à Mme Anne HIDALGO, et M. Jean VUILLERMOZ interviendra également.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, au nom de la 8e Commission. - Tout d’abord, merci pour ce débat toujours passionné, sur un sujet passionnant.

Il s'agit de sport, du plus grand tournoi de tennis que la France accueille, un des plus grands tournois de tennis au monde, sur lequel nous avons délibéré en décembre dernier, à la demande du Maire de Paris.

Je vous rappelle ce vœu que nous avons voté très largement (141 voix pour, 12 contre), qui marquait notre attachement à ce tournoi et qui indiquait déjà les éléments qui sont contenus dans la délibération sur la modification, la révision simplifiée du P.L.U. que nous engagerons après le vote de ce jour.

D'abord, je ne reviens pas sur notre attachement, sur le débat que nous avons eu, mais nous avions adopté ce vœu après avoir rencontré la F.F.T. puisque, avec le Maire de Paris et Jean VUILLERMOZ, les équipes de la Ville, nous sommes allés défendre ce projet, et nous nous étions donc engagés devant la F.F.T. à présenter au Conseil de Paris qui suivrait la décision de la F.F.T. d'octroyer le tournoi à Paris, à présenter en Conseil de Paris la révision simplifiée du P.L.U., pour ne pas perdre de temps et à témoigner le même volontarisme que nous avons marqué pendant toute cette période où la question du maintien du tournoi était posée.

Donc, la F.F.T. a décidé le 13 février le maintien du tournoi de Roland Garros à Paris, pour notre plus grand bonheur, en tous les cas pour celui de la plus grande majorité des Parisiens et de la plus grande majorité de ceux qui se sont exprimés ici au Conseil.

Comme nous l'avions convenu, nous venons devant ce Conseil pour engager la révision sur les réaménagements nécessaires pour que Roland Garros corresponde au projet sur lequel nous avions planché précédemment et sur lequel je voudrais saluer à nouveau le travail et le talent de Marc MIMRAM et de Michel CORAJOUD, l'architecte et le paysagiste, mais je voudrais aussi remercier l'ensemble des adjoints, les services de la Ville et le Secrétariat général qui ont vraiment beaucoup travaillé, et le maire d'arrondissement du 16e qui a apporté son appui à ce projet.

Il s'agit de moderniser la couverture du court Philippe Chatrier et, éventuellement, dans une phase ultérieure, d'envisager une couverture du stade Suzanne Lenglen, c'est pour cela qu'il y a une modification du P.L.U., vous l'avez dit, les uns et les autres.

La hauteur sur le site est de 18 mètres alors que, sur l'ensemble du 16e arrondissement, quasiment l'ensemble du 16e, la hauteur inscrite au P.L.U. est de 31 mètres.

Il ne s'agit absolument pas de déplafonner tout le site pour faire je-ne-sais-quoi à 31 mètres.

Il s'agit simplement - et c’est ce qui sera inscrit aussi dans le dossier d'enquête publique - de permettre notamment la couverture de Chatrier mais peut-être aussi de Suzanne Lenglen pour se donner des souplesses supplémentaires quant au tournoi et notamment les aléas du temps sur le tournoi.

Mais nous avons également dans ce projet une recomposition paysagère de l'ensemble des espaces libres aujourd'hui.

Vous avez vu, vous avez pu vous pencher sur ce projet, on détruirait le court n° 1 qui serait remplacé par une grande esplanade. Il y aurait la création au Sud du jardin des serres d'Auteuil, et non pas sur les serres d'Auteuil.

Je ne reviens plus là-dessus, parce que je crois que tout le monde a compris que le Maire de Paris et les élus responsables et amoureux du patrimoine parisien que nous sommes n’envisageaient absolument pas de détruire les serres historiques d'Auteuil, je crois que ça y est, tout le monde a compris cela.

En revanche, sur une partie des serres qui sert aujourd'hui à entretenir, maintenir et développer un certain nombre d'espèces auxquelles nous tenons et qui servent notamment de locaux, d'espaces pour les jardiniers de la Ville, il s'agit à cet endroit de construire une serre, une nouvelle serre, s'inspirant d'ailleurs des serres historiques de Formigé et, à l'intérieur de cette serre, de construire un stade, un nouveau court de tennis de 5.000 places au maximum, qui, d'ailleurs, en dehors du tournoi, comme les serres historiques aujourd'hui, pourra accueillir par exemple, c'est une piste sur laquelle nous avons été souvent interpellés positivement, des concerts, puisque c'est le cas aujourd'hui sur ce site des serres d'Auteuil.

Il y aura aussi, cela a été dit, la création d'un centre de presse et la mise en place sur le stade Hébert du Centre national d'entraînement.

J'entends certains dire que ce n'est pas nécessaire d'avoir un Centre national d'entraînement à côté de ce site mais si, c’est nécessaire, d'abord parce que, vous savez, des gamins sont repérés comme les futurs champions du tennis français, qui ont 8 ou 9 ans, et ces enfants viennent s'entraîner notamment et ont besoin d'être à côté vraiment des installations, en tous les cas c'est une demande forte.

Cela a été un élément très important dans le dossier, dans l'approbation du dossier par la F.F.T., que de pouvoir avoir ce Centre national d'entraînement à proximité du centre de Roland Garros.

Voilà, pour l'essentiel, je ne vais pas tout détailler, des aménagements nécessaires sur lesquels une modification du P.L.U. est nécessaire.

Jean VUILLERMOZ reviendra sur les garanties, notamment en matière de sport de proximité. Je peux vous dire, d'ores et déjà, Monsieur le Maire du 16e, qu'il y a un avis favorable sur le vœu que vous allez présenter.

En revanche, j'émettrai un avis défavorable au vœu présenté notamment par le groupe Nouveau Centre mais aussi par vos collègues du 16e arrondissement, Monsieur ALPHAND, parce que ce que ce vœu n'a pas d'objet.

Je l'ai déjà dit, sur les 18 mètres, il ne s'agit pas pour nous de déplafonner et de mettre à 31 mètres l'ensemble du site. Comme cela n'a pas d'objet, j'émettrai un avis défavorable.

Je vais vous rappeler le calendrier qui est le nôtre, maintenant.

Après ce vote, il y aura une enquête publique, cette enquête publique démarrera en juin 2011. Nous aurons une réunion publique début juillet et, ensuite, nous reviendrons à la fin 2011 pour l'approbation de cette révision du P.L.U. Nous espérons, comme nous nous y sommes engagés auprès de la F.F.T., la livraison du nouveau stade et de nouveaux équipements pour le tournoi de 2015.

J'insiste sur le fait que je crois que nous avons su, les uns et les autres, trouver vraiment les chemins, non pas d'un compromis, mais d'une proposition qui est forte pour notre Ville, forte pour le 16e, qui ne lèse pas les scolaires en matière de sport de proximité, nous avons été très soucieux de cela, notamment Jean VUILLERMOZ, mais aussi Colombe BROSSEL.

Donc, je crois que c'est un très beau projet, enthousiasmant pour notre Ville que nous portons là, et je suis heureuse de laisser la parole à Jean VUILLERMOZ pour parler notamment des aspects sportifs et du sport de proximité.

Merci.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Une précision, avant de donner la parole à M. VUILLERMOZ.

Le groupe Centre et Indépendants n'a pas déposé de vœu sur ce projet de délibération. Je le précise.

Monsieur VUILLERMOZ, vous avez la parole.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire, merci Madame la première adjointe, Anne HIDALGO.

Je prends la parole simplement pour clarifier et donner l’assurance que le sport de proximité ne sera pas affecté par l'embellissement et l'agrandissement de Roland Garros, et je me sens bien, parce que je trouve que la situation a bien avancé, que le fait que Roland Garros reste à Paris est un très grand événement et je m'en réjouis vraiment.

Le projet de modernisation et d'agrandissement de Roland Garros, pour être clair, va affecter deux équipements dédiés aujourd'hui au sport de proximité, qui concernent notamment le réaménagement de la parcelle dite "du Fonds des Princes", puisqu'il y a là deux gymnases et cinq tennis.

Le Maire de Paris a toujours indiqué que le grand projet pour Paris qu’était Roland Garros ne saurait être mis en œuvre au détriment de la pratique sportive de proximité dans le quartier de la porte d'Auteuil, qui devait demeurer à un haut niveau d'excellence.

S'agissant du Stade Hébert qui accueillera le centre national d'entraînement de la F.F.T., - et je confirme tout ce qui a été dit sur le fait qu'il est nécessaire que la fédération et le centre d'entraînement soient l'un à côté de l'autre -, les activités qui s'y déroulent actuellement, je le rappelle, qui touchent les scolaires et des associations, seront accueillies au sein des installations sportives nouvellement créées sur l'hippodrome d'Auteuil dont les pelouses centrales sont situées à une centaine de mètres du stade Georges Hébert.

Je rappelle que, dès la rentrée 2011, sera livré un terrain de football en herbe sur la pelouse A de l'hippodrome, qui permettra d'accueillir les activités se déroulant actuellement sur le petit terrain de football à 7 et de handball de Georges Hébert, ainsi qu'une piste d'athlétisme de 400 mètres et de six couloirs, au même endroit, autour du terrain de football sur la pelouse A de l'hippodrome.

Par ailleurs, un anneau permettant la pratique sportive des écoles primaires sera créé au Nord du stade Georges Hébert à proximité de la place de la Porte d'Auteuil.

Enfin, le terrain de sport de la dalle Sarrailh - personne n'en a parlé mais c'est juste au dessus de Georges Hébert -, fera l'objet d'une couverture. Il s'agit là de couvrir des petits terrains de basket et des petits terrains de tennis.

Les travaux d’extension de Roland Garros sur le stade Hébert ne seront engagés qu'à partir du moment où les nouveaux équipements sportifs de l’hippodrome d'Auteuil seront livrés, c'est-à-dire à la rentrée 2012.

S'agissant des gymnases du Fonds des Princes, ils seront reconstitués sur les deux sites appartenant la Ville de Paris intra muros : centre sportif Suchet et stade Géo André. J'ai donc demandé au service technique de la Ville d'examiner différentes solutions d'implantation, ainsi que la création éventuelle de salles de sports supplémentaires pour accroître l'offre globale dévolue au sport de proximité dans le 16e. Il est à noter que l'implantation des gymnases de remplacement du Fonds des Princes à proximité de la porte d'Auteuil permettra de faire bénéficier les usagers d'une plus grande proximité ou d'une plus grande facilité d'accès. Les deux gymnases du Fond des Princes ne seront démolis par la F.F.T. que lorsque des équipements de substitution auront été réalisés. Les activités sportives continueront donc d’être accueillies au Fonds des Princes en gros jusqu'à l'été 2013 - c'est une évaluation - les travaux d'aménagement du Fonds des Princes par la F.F.T. n'étant engagés qu'après cette date.

Par ailleurs, j'ai demandé aussi aux services municipaux de me proposer un plan de développement du sport de proximité dans le 16e parce que le gymnase Jean Bouin, qui est strictement une salle de sports gérée directement par les services municipaux depuis le mois de janvier 2010 - je vous rappelle qu'il est sorti de la concession attribuée dernièrement à la F.F.T. et donc géré en régie - doit faire l'objet d'une modernisation profonde mais qui ne pourra intervenir qu’à l’issue de l’opération de reconstitution des gymnases du Fonds des Princes. Cette modernisation indispensable devra s'accompagner d'une augmentation des capacités d'accueil de l'équipement.

Par ailleurs, les deux centres de tennis municipaux du 16e arrondissement, Montherlant et Niox, bénéficieront de travaux visant à couvrir un certain nombre de courts de tennis, sachant que les sept courts de Montherlant et les quatre courts de Niox, sont aujourd'hui tous découverts. Ces couvertures, avec d'autres propositions qui font l'objet d'une réflexion, pourront venir suppléer la fermeture des cinq courts de tennis du Fonds des Princes.

Le soutien au sport de haut niveau, qui est, certes, une composante essentielle d'une politique sportive, ne se fera certainement pas au détriment, à la promotion du sport de proximité. L'action du Maire de Paris depuis 2001 en vue de favoriser l'accès de tous les Parisiens, quels que soient leur âge, leur quartier ou leurs ressources, à la pratique des activités physiques et sportives, en porte le témoignage et vous pouvez compter sur ma parole de pouvoir continuer à développer le sport de proximité à Paris.

Merci.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Madame HIDALGO, vous avez la parole pour un complément d'information.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, rapporteure. Juste un instant parce que j'ai oublié de rappeler un engagement que nous avons pris.

Nous avons pris l'engagement de créer un comité de suivi sur le dossier de Roland Garros et la première réunion se fera le 29 avril. Je crois que cette date a été retenue avec les protagonistes de ce dossier, notamment M. le Maire du 16e.

Je voulais apporter cette précision.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Je mets tout d’abord aux voix, à main levée, le vœu du groupe U.M.P.P.A., avec un avis favorable de l’Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le vœu est adopté. (2011, V. 93).

Je mets aux voix, à main levée, le vœu n° 82 de M. ALPHAND et Mme DREYFUSS, avec un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le vœu est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le vœu n° 83 de M. ALPHAND et Mme DREYFUSS, avec un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le vœu est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le vœu n° 84 de M. ALPHAND et Mme DREYFUSS, avec un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le vœu est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DU 78.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2011, DU 78).